« Le public sous-estime largement les enjeux et la pression qui existent dans le sport professionnel. Pour le public, cela reste un jeu », expose pour Goal Anthony Mette, psychologue et préparateur mental.

Barcelone a perdu de nombreux éléments compétitifs de permier ordre au cours des dernières années. De Valdés à Xavi, en passant par Puyol, Alves ou plus récemment Neymar, le club catalan a dû apprendre à composer sans certains de ses joueurs les plus importants. Samuel Umtiti a lui atteint un niveau qui le situe parmi les références à son poste cette saison, si ce n’est pas le meilleur dans son registre. Au travers des inquantifiables prestations majeures du central français, le Barça a récupéré une solidité défensive qu’on lui pensait perdue. De fait, la blessure dont il a été victime le 2 décembre dernier face au Celta Vigo – au biceps fémoral de la cuisse droite – pouvait laisser craindre le pire. Comment faire pour minimiser son absence durant 8 semaines ? À l’époque, Gerard Piqué n’avait pas encore récupéré son meilleur niveau et Javier Mascherano, qui devrait quitter le Camp Nou de façon imminente, avait fait part de ses envies d’ailleurs. Ne restait alors qu’une alternative : celle de Thomas Vermalen, un joueur prompt aux blessures durant toute sa carrière.

La réalité est aujourd’hui distincte. Au sein d’un collectif qui ne cesse de démontrer son caractère compétitif, l’ancien capitaine d’Arsenal et de la sélection de Belgique sait se mettre au diapason et offre de façon continue des prestations qui font de lui un joueur fiable pour son entraîneur, Ernesto Valverde. Que ce soit dans lorsque le Barça évolue sans le ballon comme en possession, le central parvient à répondre présent. Ses qualités sont connues et il a su les démontrer par le passé avec plus ou moins de régularité : un joueur véloce au sens du placement cohérent et une capacité de passe importante au moment de ressortir le ballon. Dans un contexte de nécessité vu l’absence d’Umtiti, Vermaelen est devenu un élément fiable et régulier pour Valverde qui n’a jamais douté de lui : « Thomas s’entraîne très bien, et en match, il se bat sur chaque ballon. C’est un défenseur central solide, rapide et fort, tout le monde croit en lui à Barcelone. Il a démontré qu’il faisait partie des grands joueurs », expliquait le technicien au micro de Barça TV. Lors de ses 5 derniers matches (Celta Vigo, Villarreal, Deportivo la Corogne, Real Madrid et Levante), il n’a pas perdu le moindre ballon.

Récent retraité depuis le 6 décembre dernier à seulement 27 ans en raison des blessures fréquentes, Álvaro Domínguez (ancien joueur de Borussia Mönchengladbach) s’est confié à El Mundo sur sa situation qui si elle diffère dans le fond, paraît semblable à celle récente recontrée par Vermaelen : « J’ai tellement souffert dans les dernières années avec mon dos que la retraite a été une libération. Aller à l’entraînement était un cauchemar et j’ai joué les matches avec le frein à main. Par la suite, l’opération et le rétablissement ont été une énorme bataille contre la douleur et la frustration. La douleur a persisté et pendant deux ans, je voulais juste être au lit. Je ne voulais pas vivre comme ça et j’ai décidé de prendre ma retraite. Et même s’il y a des jours où je ne sais pas quoi faire, je me sens complètement vide. » 

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